Posté le 17.06.2006 par p1k9r
Posté le 26.05.2006 par p1k9r
Présentation
L’alcool est consommé sous forme de boissons qui diffèrent par l’origine de la matière première des fermentations (raisin, grain, etc.) et par leur degré alcoolique. Le degré alcoolique est le pourcentage en volume de l’alcool pur contenu dans un liquide. Ainsi, 100 millilitres d’une boisson titrant 43 degrés alcooliques contient 43 mL d’alcool pur.
En raison de ses effets psychotropes, la distribution d’alcool et sa consommation dans les lieux publics sont réglementées dans la plupart des pays. Malgré son potentiel addictif majeur, l’alcool n’est pourtant inscrit sur aucune des listes régissant au niveau mondial le contrôle des stupéfiants et la lutte contre leur trafic. Sa consommation est ou a été interdite dans quelques pays mais l’exemple de la prohibition des années 30 aux États-Unis a montré l’inefficacité de cette méthode de lutte contre l’abus d’alcool. En France, le commerce des alcools et des boissons alcoolisées est un monopole d'état faisant l’objet d’un contrôle strict de la part de l’administration (Direction générale des douanes et des droits indirects).
Modes de consommation
L’alcool est bu.
Effets recherchés
Les effets psychotropes de l'éthanol sont caractérisés par quatre phénomènes : le désir de consommation (appétence), la répétition de la consommation avec renforcement, la tolérance qui traduit l’adaptation de l’organisme et la dépendance qui se traduit par la survenue d’un syndrome de sevrage à l’arrêt du produit. Ces différents effets sont modulés par des facteurs génétiques et environnementaux. Les effets de l’éthanol sur le système nerveux sont multiples et complexes et varient selon le mode de consommation, aiguë ou chronique.
L'alcool se lie notamment à un site spécialisé du récepteur du GABA (acide gamma aminobutyrique), principal neurotransmetteur inhibiteur, renforçant ainsi l'action inhibitrice du GABA.
Une excessive consommation chronique d’alcool constitue une forme de toxicomanie, l’alcoolisme, qui s’accompagne du développement de la tolérance et de la dépendance.
À faible dose, de l’ordre de 0,5 g/kg de poids corporel, l’alcool est un aliment générant par combustion près de 30 kilojoules par gramme. À cette dose, les propriétés anti agrégation plaquettaire de l’alcool expliqueraient la réduction du risque de maladie cardio-vasculaire observée chez les consommateurs modérés (300 mL par jour). Au delà, l’aspect nutriment cède progressivement le pas aux aspects toxiques. La toxicité de l’alcool à fortes doses s’exerce principalement sur les sphères hépatodigestive (cirrhose, gastrite), neuropsychiatrique (délire, encéphalopathie, polynévrite) et sur les voies aérodigestives supérieures (cancers). L’alcool est métabolisé par le foie en acétate
Risques
Les voies métaboliques impliquées dans l’oxydation de l’alcool sont plus ou moins actives selon les individus et une protection naturelle contre l’abus d’alcool peut être conférée par une forme déficiente inactive d’acétaldéhyde déshydrogénase fréquente en Extrême-Orient qui génère une réaction de dégoût après absorption d’alcool. En revanche, il ne semble pas exister de facteurs génétiques prédisposant les consommateurs à la survenue d’une maladie organique, en particulier hépatique.
Dépendances
La dépendance se traduit par la survenue d’un syndrome de sevrage à l’arrêt du produit.
Posté le 26.05.2006 par p1k9r
Présentation
Son vrai nom, c'est Cannabis sativa ou Cannabis indica, selon les variétés. Mais vous le connaissez peut-être sous l'un de ses nombreux surnoms : herbe, shit, kif, tosh, hakik, ganja, bleu, jaja, marie-jeanne… Il se cultive principalement en Amérique du Sud, Afrique du Nord, et en Asie. Mais il suffit d'une serre pour le produire sous des cieux moins cléments : en Europe, en Amérique du Nord… Il contient une substance qui agit sur le cerveau : le THC (Delta 9 Tétra-Hydro-Cannabinol).
Le haschich
Tiré de la résine secrétée par la plante et mélangée à certaines parties des fleurs et des feuilles, il se présente sous forme de barrettes emballées dans du papier alu ou du film plastique. Les dealers économes le coupent quelquefois avec de la cire, du henné… Il contient en moyenne de 5 à 25 % de THC. Chaque joint contient 20 mg de THC. Sa demi-vie* dans l'organisme étant d'environ dix jours, il faut à peu près… trois semaines pour éliminer les 20 mg du joint du samedi soir !
La marijuana
C'est la forme naturelle de la plante… ce qui ne veut pas dire que c'est du bio ! Il s'agit de feuilles et de tiges fleuries, assez odorantes, présentées en paquets plastiques.
L'huile de cannabis
C'est le principe actif* de la plante ; il se présente sous forme d'huile goudronneuse, fortement dosée : jusqu'à 70 % de THC. Il est peu consommé sous cette forme "luxueuse", rare et chère.
La résine est une autre forme du cannabis et se présente en paquets plastiques
Modes de consommation
La plupart du temps, le cannabis est fumé (mélangé à du tabac). On l'appelle alors pétard, joint, tarpé, stick, buzz ou ingéré sous forme de gateaux ( space cake ).
Effets recherchés
Les principaux effets recherchés sont décontraction, déshinibition, impression de planer, ivresse, euphorie, détente... Rappelons que les effets du cannabis ne dépendent pas seulement du mode de consommation ni du taux de THC ( plus élévé aujourd'hui ) mais aussi de la personnalité de l'individu qui en consomme, de son état d'esprit.
Risques
En cas de consommation fréquente, on observe des effets négatifs tels que des troubles de la mémoire et une diminution des capacités de concentration et d'apprentisage. Dans les cas extrêmes, chez les personnes prédisposées, il existe un risque de crise de type psychotique (délire, hallucinations…). Attention, il est plus que déconseillé de conduire après avoir fumé.
Dépendances
Chez les consommateurs réguliers, le cannabis peut entraîner une dépendance d'ordre psychologique. Arrêter sa consommation signifie alors, souvent changer son mode de vie.
Posté le 26.05.2006 par p1k9r
Présentation
Découvert par Christophe Colomb en même temps que l'Amérique, le tabac est aujourd'hui cultivé et consommé dans le monde entier. Les cigarettes sont produites par de puissants groupes industriels. En France, leur production et leur distribution sont un monopole d'État.
Modes de consommation
Le tabac est principalement fumé, en cigarettes avec ou sans filtre ou dans une pipe. Il peut aussi être "chiqué" (mâché), mais ce mode de consommation ne se rencontre plus guère, sous nos latitudes, que dans les BD de Lucky Luke. Un autre mode de consommation tombé en désuétude était la "prise" (inhalation).
Effets recherchés
Le tabac a pour principal effet d'aider à se détendre. Il aide légèrement à résister au sommeil.
Risques
Les risques liés à la consommation de tabac sont connus car la loi oblige à les diffuser : problèmes cardiaques et pulmonaires, cancers. Ces dommages sont principalement provoqués les goudrons contenus dans le tabac.
Dépendances
La nicotine est un alcaloïde* et, comme tous les alcaloïdes, elle cause une dépendance physique incontestable. Nous sommes nombreux à connaître un(e) fumeur(-se) qui déclare s'arrêter quand il/elle veut… Jusqu'à ce qu'il/elle essaie vraiment !
Posté le 26.05.2006 par p1k9r
Présentation
Les médicaments, fabriqués pour soigner, peuvent être détournés de leur usage Par l'augmentation massive des doses ou par l'association avec de l'alcool.. Ils peuvent servir aussi à calmer la douleur du manque chez certains dépendants..
Modes de consommation
Les médicaments contenant de la codéine sont consommés principalement par voie orale, plus rarement par injection. Les benzodiazépines sont souvent associés à l'alcool.
Effets recherchés
Les médicaments psychotropes, qu'ils soient excitants ou calmants, sont utilisés pour modifier la perception de la réalité et pour atténuer un état de mal-être psychique ou physique.
Risques
Sur tous les médicaments figurent des avertissements très clairs : ce sont des produits qui agissent sur l'organisme. Leurs effets positifs peuvent s'accompagner d'autres effets, dits " secondaires " ou " indésirables ". Et ce, d'autant plus si l'on abuse volontairement de ces produits. Attention aux cures d'amaigrissement, aux produits stimulants lors des examens et des compétitions sportives ainsi qu'aux somnifères et calmants.
Dépendances
Dans tous les cas, la dépendance, aussi bien psychique que physique, est très forte et le sevrage est difficile
Posté le 26.05.2006 par p1k9r
Présentation
Derrière les noms de " LSD 25 " ou d' " acide " se dissimule le diéthylamide de l'acide lysergique, substance en partie synthétique extraite des champignons de l'épi de seigle et de certaines herbes sauvages. Il se présente le plus souvent sous la forme d'un liquide dont on imprègne des buvards : des dessins colorés servent à repérer l'emplacement des doses sur les feuilles. On le trouve aussi sous forme de capsules, mélangées à d'autre produits (amphétamines) et, exceptionnellement, sous forme de poudre blanche ou en cristaux.
Modes de consommation
La plupart du temps, le LSD est avalé.
Effets recherchés
Le " trip " (voyage), cette expression passée dans le langage quotidien, a été forgée par les consommateurs de drogues hallucinogènes (LSD, champignons et cactus) pour désigner les effets de ces produits. Le LSD est un hallucinogène puissant qui modifie les perceptions visuelles, auditives et tactiles. Il provoque, entre une demi-heure et deux heures après ingestion, un " trip " qui dure entre cinq et douze heures.
Risques
Ne laissez pas seule une personne qui a pris de l'acide. Le premier risque d'un hallucinogène, et surtout du LSD, c'est que le " voyage " tourne mal : visions de cauchemar, angoisse, panique. Bien connu sous le nom de " bad trip ", ce phénomène peut entraîner des troubles psychiques graves. D'autre part, la perte de contact avec le réel peut provoquer des accidents : attention au " retour d'acide " qui se traduit par une réapparition brutale des effets du produit, plusieurs jours ou plusieurs mois après une prise. Chez la femme enceinte, une seule prise d'acide pendant la grossesse peut entraîner des malformations chez le bébé.
Dépendances
Psychique.
Posté le 26.05.2006 par p1k9r
Présentation
Comme l'opium et la morphine, l'héroïne est issue du pavot. Elle se présente sous forme de poudre soluble, dont la couleur va du blanc (la " chinoise ") au brun (" brown sugar "). Elle est vendue en petits paquets d'environ un dixième de gramme. L'héroïne est toujours coupée avec des produits divers, qui vont de l'aspirine à la strychnine (alcaloïde* toxique), en passant par l'amidon, le bicarbonate de soude, la quinine, le savon, la farine et le sucre, mais aussi la terre, le talc ou le plâtre. Les produits de coupage sont fréquemment à l'origine de complications toxiques ou infectieuses. L'héroïne qui se vend dans la rue est parfois très faiblement dosée : de 2 à 7 %, voire 0 % dans certains cas.
Modes de consommation
L'héroïne est soit sniffée, soit inhalée en " fumette " (ou " alu "), soit injectée ( " shoot " ou " fix ") Elle est parfois fumée mélangée à du haschich.
Effets recherchés
La fumette et le sniff procurent une sensation de détente et de déconnexion d'avec la réalité. L'injection provoque un flash intense suivi de somnolence (" piquer du nez " est une attitude caractéristique du consommateur d'héroïne).
Risques
Troubles de la mémoire, troubles psychologiques.troubles du sommeil, de l'humeur, troubles intestinaux et sexuels, complications infectieuses, abcès, hépatites...et surtout risque de surdosage.
Dépendances
A la fois physique et psychique, très fortes.
Posté le 26.05.2006 par p1k9r
Présentation
Principalement en comprimés
Modes de consommation
Ingéré.
Effets recherchés
Euphorie, désinhibition, aphrodisiaque, relaxation Il est souvent diffusé dans le sillage de l'ecstasy et même parfois confondu ou vendu à la place de l'ecstasy..
Risques
En surdosage ou en mélange avec l'alcool, risques de troubles respiratoires et coma. Troubles de la mémoire, troubles psychologiques.
Dépendances
Dépendance psychique possible
Posté le 26.05.2006 par p1k9r
Présentation
Le début de la Première Guerre mondiale n'a pas été le seul malheur de l'année 1914. Cette année-là, une entreprise pharmaceutique allemande dépose le brevet d'un nouveau médicament coupe-faim : le MDMA(3,4-méthylendioxy-N-méthylamphétamine).Mais il sera abandonné à cause de ses effets secondaires. 70 ans plus tard, après avoir été testée dans aux Etats-Unis, la même substance est classée parmi les substances dangereuses et interdite. Entre-temps, elle avait changé de nom pour prendre celui d'" Ecstasy ". Ses autres noms connus sont Adam, XTC, X, E ou Eve. Ce produit, souvent mélangé à des hallucinogènes (LSD) ou à des produits dopants (caféine, amphétamines). Parfois, ce que l'on vend sous le nom d'ecstasy ne contient même pas de MDMA, mais une substance proche. Bien souvent, on ne sait donc même pas ce que l'on avale.
Modes de consommation
L'ecstasy se présente sous forme de tablettes, de gélules ou de comprimés qui sont avalés : les habitués disent " gober ".
Effets recherchés
L'ecstasy est censé être le carburant des marathoniens de la danse. Elle stimule, détend, augmente la confiance en soi et modifie les perceptions. Elle est également censée faciliter les contacts entre les personnes, réputation qui lui a valu le surnom de " pilule de l'amour ".
Risques
Le gobeur d'ecstasy est toujours guetté par la surchauffe. La petite pilule peut provoquer une fièvre accompagnée de déshydratation, voire des troubles cardiaques qui peuvent aller jusqu'au malaise grave. La consommation d'ecstasy peut entraîner, à plus ou moins long terme, des effets tels que : dépression, anxiété, insomnie, perte de mémoire, amaigrissement, problèmes dentaires. Cela peut parfois aller jusqu'à la confusion mentale ou aux troubles de la personnalité. L'ecstasy devient très dangereux si l'on est asthmatique, diabétique, insuffisant rénal, sujet à des crises d'épilepsie, des problèmes psychiatriques ou des troubles cardiaques.
Dépendances
Le fait d'arrêter de prendre de l'ecstasy provoque souvent une dépression "plus ou moins grave selon les individus".
Posté le 26.05.2006 par p1k9r
Présentation
Aucune drogue n'a plus mauvaise réputation que celle-là. A son nom sont associées des images de déchéance, de violence, d'espérance de vie qui rétrécit comme peau de chagrin, de camés pathétiques. Apparu aux USA au début des années 80, le sulfate de cocaïne, plus connu sous le nom de crack, porte aussi les noms de freebase, roxanne, super coke, caillou, roche. Il s'agit en fait d'un dérivé de la cocaïne qui se présente sous la forme d'une galette solide. Chaque galette fournit environ six doses ou " cailloux ".
Modes de consommation
La plupart du temps, le crack est fumé, dans une pipe en verre ou une boîte métallique percée. Il libère ainsi de la cocaïne pure qui arrive très rapidement au cerveau. Il peut aussi être injecté par voie intraveineuse.
Effets recherchés
Le " flash " caractéristique du crack procure une sensation immédiate d'euphorie intense. Il dure entre cinq minutes et un quart d'heure.
Risques
La redescente, extrêmement brutale, s'accompagne d'un besoin très fort d'en reprendre TOUT DE SUITE. Le crack provoque un épuisement physique et peut entraîner des troubles cardiaques. Il serait aussi à l'origine de comportement violents, que l'on peut attribuer aux effets sur le cerveau et au phénomène de bandes qui accompagne le trafic.
Dépendances
On devient très rapidement accro au crack : la dépendance psychique s'installe en quelques jours et elle est particulièrement forte. Autrement dit, ce n'est même plus "Si vous essayez d'arrêter, ça fait très mal", c'est : "Si vous commencez, vous ne pouvez plus arrêter".